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Jean Luc

Interviews

Rencontre avec un conteur Gallo

Jean-Luc raconte qu’il a appris la différence entre le gallo et le français lorsqu’il a commencé l’école, notamment en ce qui concerne la rivière locale, qu’il connaissait sous le nom de « la maraille » ou « la maraï ».L’institutrice qui était une  religieuse  l’a corrigé, affirmant que le vrai nom de la rivière était « la Vilaine », et non « la maraï ».

A cause de l’oralité, la façon dont les gens parlent diffère d’une région à l’autre. Une personne pourrait dire TAI une autre TA et une troisième TAÏ pour transmettre la même signification, illustrant les variations régionales pour le mot français TOI. L’existence de ces différentes prononciations phonétiques pour le même mot est un aspect fascinant de la langue, qui disparaitra, sans doute, avec l’arrivée d’un écriture normalisée de la langue galaise

Jean-Luc Laquittant raconte les expériences douloureuses d’avoir été puni, dans son enfance, pour avoir parlé cette langue romane que l’on appelle aujourd’hui « Gallo ». Il décrit avec émotion comment la langue a été dévalorisée, en tant que « patois » ou « charabia de Français », le conduisant à l’oublier complètement.